mardi 15 mars 2016

Pr. Foued CHEHAT (Directeur de l'INRAA): Blé: développer la recherche pour augmenter la production



L'Algérie pourrait assurer sa sécurité alimentaire en blés dur et tendre à condition d'augmenter le budget de la recherche liée à la sélection des semences et de renforcer, également, les dispositifs d'irrigation, affirme à l'APS le directeur de l'Institut national de la recherche agronomique d'Algérie (Inraa), M. Fouad Chehat.

"Si nous obtenons le budget adéquat, nous serions en mesure de développer une variété de blé dur très performante dans les trois années à venir. Il faut aussi deux autres années pour produire la nouvelle variété à grande échelle, et au bout de cette période globale de cinq ans, l'Algérie pourrait même passer à l'exportation", souligne-t-il.

Concernant le blé tendre, il estime qu'il faudrait dix (10) ans pour trouver la variété la plus résistante et la plus adaptée à l'Algérie.  Un délai auquel il faudra ajouter cinq (5) ans pour généraliser la production du blé tendre issu de la recherche.

dimanche 13 mars 2016

Salon international de fruits et légumes FRESKON

FRESKON, le salon international des Fruits & Légumes frais se tiendra à Thessalonique en Grèce du 21 au 23 avril 2016.
 
 
 

Cette 2ème édition de FRESKON aura lieu du  21 au 23 avril 2016. Des milliers de visiteurs professionnels sont attendus pour ce grand rendez-vous qui va rassembler plus de 200 exposants.

L’événement a de grandes ambitions et d’excellentes perspectives pour renforcer son caractère de carrefour international, indiquent les médias. Cette année, le salon prévoit encore plus d’animations et événements en marge comme des rencontres et des débats professionnels. Avec aussi les rendez-vous B2B “FreshCon Market 2016” entre les Directeurs des Départements Fruits&Légumes des principaux supermarchés (Grèce, pays des Balkans) et les professionnels du secteur production, ajoutent les médias.

Au programme également cette année, la « Conférence internationale pour les Légumes Verts et les Asperges », (International Conference for Green Vegetables & Asparagus) pour laquelle cette année se tiendra la 1ère édition.
 

Réduire l'utilisation des antibiotiques en élevage grace à des algues

Article publié le 10/03/2016

Dans le cadre d'un partenariat avec le groupe Olmix, spécialisé dans la valorisation des algues vertes en Bretagne, des chercheurs de l'Inra France ont montré qu'un composé extrait d'algues vertes inhibe in vitro la croissance de bactéries pathogènes et stimule la production de médiateurs de l'immunité par des cellules épithéliales intestinales.

Source : Pixabay
 
Un communiqué de l'Institut National de Recherche Agronomique (INRA France) explique qu"'une telle préparation pourrait être utilisée dans l'alimentation des animaux d'élevage pour améliorer leur robustesse face aux infections et ainsi réduire l'utilisation des antibiotiques." Il ajoute que "ces résultats sont publiés le 8 mars 2016 dans le Journal of Applied Phycology."

Le communiqué précise que "les algues marines sont des plantes aquatiques chlorophylliennes fixées sur les fonds marins. Elles sont classées en trois groupes selon la nature de leurs pigments, à savoir les algues brunes (Phéophycées), les algues rouges (Rhodophycées) et les algues vertes (Chlorophycées ou ulvales). La paroi cellulaire de ces algues marines riche en polysaccharides sulfatés possède des propriétés physico-chimiques et biologiques qui pourraient avoir des applications potentielles dans l'industrie pharmaceutique et biomédicale, en cosmétologie, en agriculture ou comme additifs pour l'alimentation humaine et animale."
"Améliorer la robustesse des animaux"
Ainsi, "dans le cadre d'un partenariat de recherches entre le groupe Olmix et l'Unité mixte de recherche Infectiologie et santé publique du centre Inra Val de Loire, un MSP a été étudié in vitro pour tester sa capacité à inhiber la croissance des bactéries et stimuler la production de médiateurs de l'immunité."
Car "les algues marines constituent une source polysaccharides sulfatés qui pourraient être utilisées dans l'alimentation des animaux d'élevage pour inhiber la croissance des agents pathogènes et stimuler la réponse immunitaire. Ceci pourrait améliorer la robustesse des animaux face aux infections et réduire l'utilisation des antibiotiques dans les élevages."
En outre, dans une perspective de long terme, "l'Inra et Olmix souhaiteraient disposer de matières premières actives, administrables sans effet indésirable dans l'alimentation des animaux de production, leur apportant un bénéfice en matière de préservation de leur santé et de leur confort digestif. De telles méthodes d'appoint pourraient réduire l'incidence de situations nécessitant des approches thérapeutiques et donc réduire potentiellement les usages d'antibiotiques."
 
 
 
    


 

Les NBT : des OGM qui ne disent pas leur nom ?

L'article publié le 11 mars 2016

 Photo d'illustration.
Voisin / Phanie - AFP

Les nouvelles techniques du génie génétique permettent depuis quelques années d'obtenir des plantes qui présentent les mêmes propriétés que les OGM, mais qui échappent à leur cadre règlementaire. Ce vide juridique a alerté de nombreuses associations qui réclament que le statut de ces biotechnologies soit clarifié. Le risque ? Les voir arriver sur le marché à l'insu des citoyens...