Article publié le 10/03/2016
Dans le cadre d'un partenariat avec le groupe Olmix,
spécialisé dans la valorisation des algues vertes en Bretagne, des
chercheurs de l'Inra France ont montré qu'un composé extrait d'algues vertes
inhibe in vitro la croissance de bactéries pathogènes et stimule la
production de médiateurs de l'immunité par des cellules épithéliales
intestinales.
Source : Pixabay
Un communiqué de l'Institut National de Recherche Agronomique (INRA France)
explique qu"'une telle préparation pourrait être utilisée dans
l'alimentation des animaux d'élevage pour améliorer leur robustesse face aux
infections et ainsi réduire l'utilisation des antibiotiques." Il ajoute
que "ces résultats sont publiés le 8 mars 2016 dans le Journal of Applied
Phycology."
Le communiqué précise que "les algues marines sont des plantes
aquatiques chlorophylliennes fixées sur les fonds marins. Elles sont classées
en trois groupes selon la nature de leurs pigments, à savoir les algues brunes
(Phéophycées), les algues rouges (Rhodophycées) et les algues vertes
(Chlorophycées ou ulvales). La paroi cellulaire de ces algues marines riche en
polysaccharides sulfatés possède des propriétés physico-chimiques et
biologiques qui pourraient avoir des applications potentielles dans l'industrie
pharmaceutique et biomédicale, en cosmétologie, en agriculture ou comme
additifs pour l'alimentation humaine et animale."
"Améliorer
la robustesse des animaux"
Ainsi, "dans le cadre d'un partenariat de recherches entre le
groupe Olmix et l'Unité mixte de recherche Infectiologie et santé publique du
centre Inra Val de Loire, un MSP a été étudié in vitro pour tester sa capacité
à inhiber la croissance des bactéries et stimuler la production de médiateurs
de l'immunité."
Car "les algues marines constituent une source polysaccharides sulfatés
qui pourraient être utilisées dans l'alimentation des animaux d'élevage pour
inhiber la croissance des agents pathogènes et stimuler la réponse immunitaire.
Ceci pourrait améliorer la robustesse des animaux face aux infections et
réduire l'utilisation des antibiotiques dans les élevages."
En outre, dans une perspective de long terme, "l'Inra et Olmix
souhaiteraient disposer de matières premières actives, administrables sans
effet indésirable dans l'alimentation des animaux de production, leur apportant
un bénéfice en matière de préservation de leur santé et de leur confort digestif.
De telles méthodes d'appoint pourraient réduire l'incidence de situations
nécessitant des approches thérapeutiques et donc réduire potentiellement les
usages d'antibiotiques."