lundi 6 février 2017

L’imagerie satellite relève les défis de l’agriculture de précision

                              L’imagerie satellite relève les défis de l’agriculture de précision.

L’agriculture de précision est une méthode de gestion agricole visant à optimiser les rendements et les investissements, en cherchant à mieux tenir compte des variabilités des milieux et des conditions entre les différentes parcelles ainsi qu'à l’intérieur de chacune d'entre elles. Dans une tribune, Alcimed détaille de quelle manière l’imagerie satellite peut aider l’agriculture de précision. 

Le satellite est déjà largement utilisé en agriculture de précision, principalement pour des applications de navigation (suivi de position et pilotage des machines agricoles par GPS) ainsi que pour les prévisions météorologiques. Viennent aujourd’hui s’ajouter à ces pratiques les applications liées à l’imagerie qui utilisent des prises de vue dans des bandes spectrales spécifiques pour en déduire des paramètres physiques relatifs aux plantes.

L’application principale concerne la modulation, qui permet d’adapter les apports d’intrants selon la position du tracteur au sein d’une parcelle. Le principe consiste à prendre en compte l’hétérogénéité intra-parcellaire grâce aux images satellite pour pouvoir appliquer la bonne dose, au bon endroit, au bon moment.

Des avantages reconnus 

Ces avantages concernent notamment l’étendue des zones couvertes, le taux de rafraîchissement élevé ainsi que la fiabilité et la richesse des données. En effet, il est le seul moyen d’acquisition permettant, grâce à une flotte de satellites, d’obtenir des images d’un pays entier avec un rafraichissement de 24 à 48h à des résolutions suffisantes pour réaliser la majorité des applications.

De plus, le satellite ayant été l’un des premiers outils utilisés pour les applications basées sur l’imagerie, il existe un historique de données de plus de 10 ans qui permet d’analyser l’évolution des parcelles dans le temps : l’évolution de l’hétérogénéité de la parcelle, l’impact de certains phénomènes climatiques, etc.
Enfin, les images issues du satellite permettent de conseiller les exploitants à distance, ce qui est très intéressant pour les sociétés souhaitant fournir un service aux agriculteurs sans avoir à envoyer d’équipe sur place. Comme le précise Christelle Marestang, responsable de mission chez Alcimed, « contrairement aux drones ou autres moyens de mesure in-situ, le satellite permet une acquisition et une gestion des données à distance, permettant ainsi aux entreprises fournissant du service aux agriculteurs une logistique simplifiée et la possibilité de couvrir facilement de larges territoires. »

Trois défis à relever

Trois principaux challenges restent cependant à relever par le satellite afin répondre aux besoins des agriculteurs comme la modulation d’apport en azote pour de nouvelles cultures, la détection de maladies des cultures ou bien encore pour des applications en irrigation de précision et ainsi développer de nouveaux clients (machinistes, industriels agro-alimentaires,…) :

dimanche 5 février 2017

Agroalimentaire : les tendances de l’innovation en 2016 | Bpifrance servir l'avenir

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Des chercheurs veulent redonner de la saveur à la tomate industrielle

Par Aurélie Lagain et Jean-Pierre Burlet, France Bleu Vaucluse et France Bleu

Tomates anciennes

Tomates anciennes © Radio France - Aurélie Lagain



Des chercheurs américains ont identifié des variantes génétiques qui vont permettre de redonner de la saveur aux tomates industrielles, réputées insipides.

La très sérieuse revue américaine Science a publié le 27 janvier les résultats d'une recherche sur le goût de la tomate.


Que montre exactement cette étude ? Mathilde Causse précise : "Parmi les 300 à 400 composants volatiles, ils en identifient une petite vingtaine qui contribue à la perception par le consommateur."


Jean-Francois Cartoux maraîcher dans la ceinture verte d'Avignon, est sceptique. "C'est quand même dommage d'arriver à des artifices pour arriver à avoir du goût dans une tomate ! On va comparer à quelques uns qui se sont amusés à tremper des planches de bois dans le vin, pour donner un goût de boisé. Si on en arrive là, on n'est pas bons quand même!"


Comment une spécialiste de l'agriculture bio au GRAB considère-t-elle ces recherches ? Le GRAB est le Groupe de recherche en agriculture biologique. Il est installé à Avignon et dépend de l'institut technique en agriculture biologique.


Caroline d'Yvoire y est spécialisée en arboriculture, maraîchage et viticulture et assure : "Toutes les tomates ont ce potentiel pour avoir des arômes qui plaisent au consommateur, mais ça dépend beaucoup de la manière dont elles on

Qu'est-ce qu'une bonne tomate ? "A-t-elle été mise en culture dans un sol vivant, a-t-elle reçu beaucoup de pesticides ? Ca change tout !", affirme Caroline d'Yvoire. "Pour qu'une tomate ait des arômes intéressants, il faut qu'elle puisse piuser les minéraux dans le sol quand il y a des bactéries, des champignons, des insectes qui sont vivants dans le sol et qui n'ont pas été tués par les pesticides."

Source 

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Workshop à Marrakech sur l’olivier en Méditerranée Identification des contraintes du secteur oléicole

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 Un workshop sur l’olivier en Méditerranée "Workshop Olive Med", qui s’est tenu du 1er au 3 février à Marrakech, a constitué une occasion pour identifier les contraintes du secteur oléicole et examiner les déterminants d’une agriculture durable et résiliente. 

Organisé par l'Institut national de la recherche agronomique (INRA) de Montpellier, en partenariat avec l’INRA Maroc et l’Université Cadi Ayyad de Marrakech, ce workshop intitulé: "Diversification variétale de l’olivier et adaptation au changement climatique: Vers une oléiculture durable en Méditerranée" a eu pour objectif de regrouper un nombre important d’acteurs de la recherche, de la conservation des ressources génétiques et de la profession pour examiner les déterminants et les points de rupture d’une oléiculture durable apte à s’adapter aux changements climatiques.