mardi 2 juin 2015

Une percée scientifique explique les trous du fromage suisse

Publié 01-06-2015 

 Les chercheurs ont enfin compris ce qui cause les trous dans le fromage. Un mystère qui durait depuis un siècle.

 L'Emmental est un fromage qui ne manque pas d'air, tout comme son cousin l'Appenzell qui, lui aussi, est parsemé de trous. Mais comment expliquer l'apparition de ces cavités fromagères si caractéristiques ? Des chercheurs suisses viennent enfin de résoudre cette énigme qui intrigue les scientifiques depuis près d'un siècle. D'après leurs travaux, la formation des trous serait en fait due à la présence de particules de foin dans le lait.

Les particules de foin dans le lait sont à l'origine des trous du fromage

Dès 1917, l'Américain William Clark s'intéressait au phénomène et publiait un article scientifique sur l'origine des trous dans l'Emmental. D'après lui, ces derniers apparaissaient sous l'action du dioxyde de carbone produit par certaines bactéries. Restait à savoir lesquelles et selon quel processus de fermentation. Cette théorie est désormais remise en cause. A l'aide de la tomographie - une technique d'imagerie en trois dimensions - les chercheurs de  l'institut alimentaire suisse Agroscope et du Laboratoire fédéral d'essai des matériaux et de recherche (Empa) ont étudié la formation des trous, leur nombre, leur taille et leur répartition au cours de 130 jours d'affinage. Ils ont ainsi découvert que le dosage des particules de foin permettait quasiment de piloter la production de ces cavités.

 Image 3D de la formation des trous dans le fromage obtenue par tomographie. Crédit : Agroscope.

 La percée scientifique des chercheurs suisses permet aussi d'expliquer pourquoi depuis quelques années les fromages sont moins troués qu'auparavant. La traite traditionnelle en seaux ouverts a été progressivement remplacée par des systèmes de traite fermée. Ces améliorations techniques ont certes réduit les risques de contamination microbiologiques mais ont aussi supprimé en grande partie la présence de microparticules de foin dans le lait... au grand dam des amateurs de trous dans l'Emmental.

Source: http://www.sciencesetavenir.fr/fondamental/20150529.OBS9829/une-percee-scientifique-explique-les-trous-du-fromage-suisse.html


Qu’est-ce qui fait qu’un fruit trop mûr pourrit les autres ?

publié le 22/05/2015

Tous les fruits qui continuent à mûrir une fois cueillis (dits “climactériques”) dégagent de l’éthylène (C2H4), une hormone végétale responsable du processus de maturation des fruits de cette famille. Mélangez dans une corbeille des fruits climactériques encore verts, comme la banane, l’avocat, la poire ou la tomate, avec une pomme bien mûre, par exemple.
Cette dernière dégagera beaucoup d’éthylène, accélérant le processus de mûrissement des fruits qui l’entourent. Une maturation qui se traduit par une accumulation de sucres et d’acides, une production d’arômes, un assouplissement de la peau et un changement de couleur.

Un fruit trop mûr dégage une substance volatile

Lors de cette maturation, une réaction en chaîne se produit : l’éthylène déclenche la sénescence des cellules, qui libèrent à leur tour un surcroît d’éthylène. Étant donné la ­nature volatile de l’hormone, le signal de maturation se propage de fruit en fruit, chacun émettant à son tour de l’éthylène. Un effet boule de neige. D’autant que les frui
ts meurtris augmentent encore parfois leur production d’éthylène !
En dessous de 4 °C cependant, les effets de cette hormone sont plus lents. D’où l’intérêt de sto­cker fruits et légumes au réfrigérateur. Pour préserver leurs fruits, généralement ramassés avant maturité, les distributeurs jouent directement sur la variation du taux d’éthylène en introduisant dans leurs containers du dioxyde de carbone (CO2) qui inhibe l’action de cette hormone. Avant d’injecter ensuite de l’éthylène pour obtenir des fruits mûrs sur les étals. Ainsi, il est possible de vendre pendant l’été des pommes cueillies l’automne précédent.

E.C.

D’après S&V n° 1123.

Source:  http://www.science-et-vie.com/2015/05/quest-ce-qui-fait-quun-fruit-trop-mur-pourrit-les-autres%E2%80%89/

1er Colloque International de Biologie Appliquée de l'Université USTO-MB

du 29 Novembre au 01 Décembre 2015

 

Cher (e)s Collègues et ami(e)s
Nous avons le plaisir de vous faire parvenir le premier appel à communication du Colloque International de Biologie Appliquée « CIBA 2015 » organisé à l’initiative de la faculté des Sciences de la Nature et de la Vie de l’Université des Sciences et de la Technologie d’Oran-Mohamed BOUDIAF.
Nous sommes heureux de vous inviter, au nom du comité scientifique et du comité d’organisation, à  participer à cette manifestation scientifique qui  sera, sans aucun doute, un vaste champ d’interactivités  dynamiques  et de réflexions profondes alimentées par vos diverses expériences.
Les trois thématiques principales retenues dans le cadre du "CIBA 2015" sont :
·        Génétique (Humaine et Biodiversité des ressources Animales)
·        Ecotoxicologie (Terrestre et Marine)
·        Biotechnologie (Végétale et Microbienne)

Nous vous attendons nombreuses et nombreux pour partager des moments riches en échanges scientifiques et en convivialité dans notre accueillante et belle ville, Oran "el Bahia".
Vous trouverez toutes les informations sur ce site, qui sera mis à jour régulièrement.

Pr. Amel ALIOUA-BERREBBAH
Présidente du "CIBA 2015"


1ère annonce : 01/06/2015
2ème annonce : 15/07/2015
Date limite - soumissions : 15/09/2015
Réponses du comité : 15/10/2015

En savoir plus : http://ciba1.webnode.fr/
Créer votre propre site web gratuitement: http://www.webnode.fr

 

lundi 1 juin 2015

FAO: L'état de l’insécurité alimentaire dans le monde 2015

Objectifs internationaux 2015 de réduction de la faim: des progrès inégaux

Année de publication: 2015
Éditeur: FAO
Pages: 66 p.
Numéro de travail: I4646
Bureau: Economic and Social Development Department
Division: Division de l' analyse du developpement agricole et economique

Résumé:Le rapport 2015 sur L’État de l’insécurité alimentaire dans le monde fait le point des progrès accomplis vers les objectifs de réduction de la faim définis au niveau international – le premier objectif du Millénaire pour le développement (OMD) et l’objectif du Sommet mondial de l’alimentation – et s’interroge sur ce qui doit être fait pour accompagner la transition vers le nouveau programme de développement durable pour l’après-2015. On trouvera dans la présente édition une analyse des progrès accomplis depuis 1990 dans chaque pays et chaque région, et dans l’ensemble du monde. Les progrès dans la réalisation de la cible du premier objectif des OMD ne sont pas mesurés seulement au regard de la sous-alimentation et de la faim. On prend aussi en considération un deuxième indicateur: la prévalence de l’insuffisance pondérale chez les enfants de moins de cinq ans. Une analyse de ces deux indicateurs et de leur évolution dans le temps et à l’échelle des régions permet d’appréhender la sécurité alimentaire dans sa complexité. Même si, globalement, des améliorations ont été obtenues, il reste encore beaucoup à faire pour éliminer la faim et instaurer la sécurité alimentaire dans toutes ses dimensions. L’édition 2015 ne donne pas seulement une idée des progrès déjà accomplis. On y recense également les problèmes qui persistent et on y formule des recommandations sur les politiques qu’il faudrait privilégier dans l’avenir. Les facteurs qui à ce jour ont le plus contribué à une plus grande sécurité alimentaire et à une meilleure nutrition sont mis en avant. La liste de ces facteurs – la croissance économique, l’augmentation de la productivité agricole, les marchés (et notamment le commerce international) et la protection sociale – n’est en aucun cas exhaustive. On constate aussi que les crises prolongées, dues à des conflits ou à des catastrophes naturelles, freinent la marche vers l’élimination de la faim.
Disponible aussi en: Russian Chinese English Arabic Spanish