lundi 5 septembre 2016

30 ans pour créer des pommes québécoises plus croquantes

Un chercheur a mis 30 ans à créer de nouvelles variétés de pommes plus croquantes, plus tolérantes aux infestations et mieux adaptées au climat du Québec (Canada).
 
Roland Joannin est un pomiculteur patient. En 1985, il a commencé à faire de l’hybridation de différentes espè­ces de pommiers dans son salon.

Trois décennies et des milliers d’essais et d’erreurs plus tard, il en est arrivé à créer cinq nouvelles espèces de pommes québécoises qui, selon lui, sont beaucoup mieux adaptées que la McIntosh au climat du Québec.

L’Eureka, la Belle d’août, la Rosinette, la Passionata et l’Octobre sont maintenant en vente chez une vingtaine de pomiculteurs et au marché Jean-Talon.
Selon M. Joannin, les pomiculteurs étaient nombreux à vouloir remplacer la McIntosh, une variété capricieuse et fragile, grande consommatrice de pesticides et dont les arbres supportent mal les grands froids du Québec.


«J’ai commencé avec 500 pots dans mon salon, puis j’ai poussé le bouchon jusqu’à 1500 plants. Le salon était plein, tous les comptoirs de la cuisine étaient pleins. C’est ce qui a donné la Rosinette, la Passionata et l’Octobre», raconte le technicien en pomiculture.

Goût des consommateurs

En 1993, Roland Joannin a décidé, avec un petit groupe de pomiculteurs, de financer un organisme, la Pomme de demain, et de planter 6000 arbres hybrides.
Ils se sont inspirés de la Granny Smith et de la Gala, ces pommes américaines que les consommateurs recherchent pour leur croquant.

«On a créé un caractère propre aux Laurentides. Et on est à la veille de cueil­lir les premiers fruits de ces années de recherche grâce aux pomiculteurs qui ont cru à cette folie. On n’a jamais lâché pour trouver quelque chose d’unique», se réjouit Roland Joannin.

Vergers expérimentaux

Des vergers de Saint-Joseph-du-Lac et d’Oka ainsi qu’un autre à Mont-Saint-Grégoire ont planté des pommiers expérimentaux qui sont un mélange d’une dizaine de pommiers différents et qui donnent des pommes uniques comme l’Eureka et la Belle d’août.
Un autre groupe d’une quinzaine de pomiculteurs de la Rive-Nord et de la Rive-Sud a commencé la récolte de la Rosinette en 2014 et de la Passionata en 2015, mais, cette année, les quantités sur le marché sont beaucoup plus importantes.



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