lundi 8 février 2016

Retour du séminaire “Agriculture biologique : risques et bénéfices” le 26 janvier 2016


Le programme MAN-IMAL a organisé le 26 janvier 2016 un séminaire autour de la thématique “Agriculture biologique : risques et bénéfices”. Organisé à Institut de Recherche en Santé de l'Université de Nantes, cet événement était composé de deux temps forts : des conférences dans la matinée et une table ronde d’experts en deuxième partie de journée.

De nombreux intervenants ont partagé leur expérience sur des sujets d’importance liés à l’agriculture biologique comme la durabilité alimentaire, les polluants organiques ou la sécurité chimique alimentaire des produits bio. Loin des effets publicitaires habituels, les spectateurs ont pu apprécier un véritable tour d’horizon des problématiques liées à ce type d’agriculture.

Programme

Pour lire la biographie d'un intervenant, cliquez sur son nom dans le programme ci-dessous.

8h30
9h00
Accueil des participants
9h00
9h45
Qu'est-ce qu'une agriculture biologique ? Sébastien COUVREUR
Enseignant-chercheur en zootechnie ESA et enseignant référent du programme MAN-IMAL
9h45
10h30
Polluants organiques persistants et maladies métaboliques - synthèse de la littérature en épidémiologie Jérémie BOTTON
Maître de conférences en épidémiologie, chercheur INSERM
10h30
10h45
Pause
10h45
11h30
Présentation de la démarche du projet SOMEAT (projet ANR) - Sécurité chimique alimentaire des produits bio Erwan ENGEL
Directeur de recherche INRA
11h30
12h15
Qualité et consommation des produits de l'agriculture biologique : un pas vers la durabilité alimentaire ? (visioconférence) Denis LAIRON
Directeur de recherche émérite INSERM
Pause
14h15
15h45
Table-ronde sur les risques et bénéfices de l'agriculture biologique Modérateur : Bruno LE BIZEC
Directeur du LABERCA
Sébastien COUVREUR
Enseignant ESA et enseignant référent du programme MAN-IMAL
Jérémie BOTTON
Maître de conférences, chercheur INSERM
Erwan ENGEL
Directeur de recherche INRA
Patrice PERVEZ  
Président de l'UNIAGRO des pays de la Loire
Géraldine BOUÉ
Doctorante MAN-IMAL
15h45
16h00
Clôture de la journée
 
Source
 

dimanche 7 février 2016

L’huile d’olive de Jijel à la recherche d’un label

Des prélèvements d’échantillons d’huile d’olive se poursuivent à Jijel auprès de trente (30) huileries traditionnelles, modernes et semi-automatiques en vue de décrocher un label à ce produit, a indiqué samedi à l’APS le directeur de la chambre de l’agriculture, Yacine Zeddam.
 
L’opération, lancée il y a un mois pour les différents types de trituration dans la région, a été faite à la demande de l’Institut technique de l’arboriculture fruitière et de la vigne (ITAF) de Takriertz (Bejaia) en complément de celle qui avait touché, en 2015, onze (11) huileries de la région de Jijel, a ajouté le même responsable.

Ces analyses physico-chimiques et sensorielles permettront de déterminer les qualités organoleptiques de l’huile d’olive et d’arriver à "décrocher" un label à ce produit du terroir, d’autant que la région de Jijel est montagneuse et se caractérise par des oliveraies dont le fruit a prouvé ses qualités.

Les précédentes analyses avaient révélé des taux d’acidité variant de 0,48 % à 3,92 % pour les catégories d’huile (vierge, extra-vierge, courante et lampante) de cette wilaya forte de 18.000 hectares d’oliveraies. La production moyenne varie de 5 à 9 millions de litres et un rendement de 22 litres par quintal d’olives triturées, selon la direction des Services agricoles (DSA).

En outre, l’objectif recherché à travers ces analyses est notamment d’améliorer les conditions de cueillette, de transport et de transformation pour obtenir une meilleure qualité du produit final (huile d’olive), a affirmé M. Zeddam.

S’agissant de la cueillette, les responsables de l’agriculture conseillent l’utilisation de filets au lieu du gaulage pour éviter le contact des olives avec le sol, ce qui augmente le taux d’acidité et occasionne des blessures au fruit. Pour ce qui est du transport, les caisses plastiques seraient tout indiquées pour que l’olive séjourne dans de bonnes conditions au lieu des sacs en jute qui favorisent la fermentation de l’olive, a-t-on précisé.
La région compte 134 huileries (47 modernes et 87 traditionnelles) et un effectif de plus de 1.400 oléiculteurs, selon la chambre de l'agriculture.

Lors d’une récente rencontre tenue à Guelma en présence d’experts de l’Union européenne (UE) et consacrée à la labellisation des produits agricoles, le directeur de la chambre de l’agriculture de Jijel avait indiqué que les qualités de l’huile d’olive et de la fraise produites à Jijel plaident en faveur de l’obtention d’un label de ces produits du terroir en vue de leur exportation dans les marchés extérieurs.


4 pour 1000 | Les sols pour la sécurité alimentaire et le climat