L’objectif du gouvernement, établi à partir des orientations du
président de la république, M. Abdelaziz Bouteflika, étant de bâtir une
économie émergente, fondée sur le savoir et à la hauteur des exigences
de productivité et de compétitivité tant sur le plan interne qu’au
niveau du marché international. Il est également question de
réindustrialiser le pays sur la base d’ une nouvelle politique engagée
depuis quelques années en tant qu’enjeu majeur pour la transformation
structurelle de l’économie algérienne, la densification du tissu
économique et l’accroissement de la richesse et de l’offre d’emploi.
Ajoutons à cela le secteur de l’agriculture sur le quel mise l’Etat
algérien en tant qu’alternative fiable à «l’or noir», et cela pour
assurer l’autosuffisance alimentaire intérieure, mais aussi pour passer à
l’exportation. L’agriculture, demeure un grand potentiel à exploiter
pour lui faire jouer pleinement son rôle dans la stratégie de
développement global. Le développement rural et la revitalisation des
espaces ruraux continueront à faire l’objet d’une démarche intégrée et
intersectorielle. Ils figurent parmi les priorités du programme du
Président de la République et de son gouvernement pour leur
redynamisation.
L’action tendra à accroître sur l’actuel quinquennat, la superficie
utile d’un million d’hectares supplémentaires à travers la valorisation
de nouvelles superficies, notamment dans les Hauts plateaux et le Sud.
De même que les superficies irriguées seront doublées pour atteindre, à
l’horizon 2019, 25% de terre cultivée. Cette démarche est inscrite dans
le nouveau programme du Président de la République pour la période de
2014-2019. Dans ce cadre, la protection et l’extension du patrimoine
forestier, le développement de la steppe, la conservation des
écosystèmes naturels et la lutte contre l’érosion des sols et la
désertification bénéficieront d’une priorité avérée.
Le soutien public portera aussi sur la bataille des rendements. Dans ce
cadre, la recherche agronomique bénéficiera de moyens additionnels et
sera orientée vers le développement de variétés et espèces à rendement
élevé. En outre, la vulgarisation agricole sera systématisée de même que
le soutien à la production sera renforcé. Il s’agit d’augmenter la
productivité dans les filières stratégiques que sont les céréales, les
viandes rouges, les laitages et les légumes secs Une importance toute
particulière est également accordée à la formation des jeunes en leur
facilitant l’accès aux terres agricoles et en les accompagnants dans le
lancement et le développement de leurs exploitations.
La politique de régulation des marchés agricoles et agro-alimentaires
sera affinée dans ses méthodes et élargie dans son champ d’application
en vue de garantir des revenus décents aux producteurs tout en
protégeant le pouvoir d’achat des citoyens, en améliorant la
compétitivité des entreprises algériennes, qui est le meilleur moyen
d’inciter le citoyen à consommer national et de contribuer à la
réduction des importations. Des produits de qualité pour convaincre le
consommateur.
C’est ainsi qu’il y a eu le lancement de la campagne nationale
«Consommons algérien» organisée par le ministère du commerce qui
appelle à la nécessité de conforter la compétitivité des entreprises en
quantité et en qualité afin de renforcer l’offre de produits locaux sur
le marché. Il s’agit notamment d’interdire l’activité d’importations
aux opérateurs étrangers et de mettre fin à la procédure de paiement des
importations par anticipation. A cet effet, il a été proposé de
diminuer les importations des produits agroalimentaires et
électroménagers, ce qui pourrait occasionner une économie jusqu’à 10
milliards de dollars par an.
Une croissance économique forte et durable ne peut se réaliser qu’en
s’appuyant, en premier lieu, sur son propre marché intérieur tout en
prenant en charge les questions liées à l’amélioration de la qualité des
produits fabriqués localement, à la maîtrise des coûts de production et
à la densification et au développement de la chaîne logistique.
La mise à niveau de l’appareil national de production, l’amélioration
de la qualité des produits et le renforcement des capacités de
conservation et de stockage, le lancement de nouveaux produits et le
développement de nouveaux procédés de fabrication constituent, des
éléments à maîtriser afin de hisser le produit local au niveau des
standards internationaux.
Kafia Ait Allouache
Source: http://www.elmoudjahid.com/fr/actualites/79581