dimanche 15 novembre 2015

Revue de presse hebdomadaire de l'INRAA du 08 au 12 novembre 2015



Cliquer sur le lien pour télécharger la revue de presse  relative aux activités du monde agricole nationale en format pdf : https://drive.google.com/file/d/0B31_DDeBbdcnckQ4b0ZQa1dsdW8/view?usp=sharing

Agriculture : L’investissement privé, un rôle de locomotive

Publié le 15/11/2015


Le gouvernement mise, désormais, sur des investissements privés massifs pour accélérer la croissance du secteur agricole, affirme le ministre de l'Agriculture, du Développement rural et de la Pêche, Sid Ahmed Ferroukhi, dans un entretien accordé à l'APS.



 Le gouvernement mise, désormais, sur des investissements privés massifs pour accélérer la croissance du secteur agricole, affirme le  ministre de l'Agriculture, du Développement rural et de la Pêche, Sid Ahmed Ferroukhi, dans un entretien accordé à l'APS. "Pour réhabiliter le rôle de l'agriculture et l'intégrer dans l'économie nationale, il faut chercher des accélérateurs de croissance. Auparavant, l'accélérateur de croissance est le soutien de l'Etat, mais aujourd'hui, ce soutien n'est plus suffisant. Il nous faut désormais un investissement privé massif qui va jouer le rôle de locomotive", explique-t-il. Pour faire un saut significatif en matière d'augmentation de la production  et, par ricochet, réduire la facture des importations alimentaires, l'Etat veut attirer les industriels, les producteurs potentiels et les investisseurs privés disposant de financements conséquents. Citant l'exemple des céréales dont les importations pèsent lourdement sur la facture d'importation du pays, le ministre considère qu'il  n'est plus possible de compter uniquement sur les petits céréaliculteurs qui dépendent du soutien et des moyens de l'Etat pour produire. "La filière céréales compte environ 600.000 producteurs, mais très peu  d'entre eux disposent de gros moyens (financiers et matériels). En conséquence, nous ne pouvons espérer aller très vite au niveau souhaité. Nous voulons de grands projets", insiste-t-il même s'il admet que les petits exploitants ont toujours un rôle à jouer pour améliorer la productivité. C'est dans ce sens que le ministre a récemment réuni des transformateurs  de blé pour les inciter à participer à cet effort et à promouvoir la création  de réseaux avec les agriculteurs à l'instar de certains industriels qui ont  mené une expérience similaire à Sétif, Guelma et Constantine.  Ces industriels ont entrepris d'accompagner les agriculteurs en mettant  à leur disposition des ingénieurs agronomes pour leur inculquer des techniques de production leur permettant de produire du blé de qualité. "Nous voulons généraliser ce mode de travail", souligne M. Ferroukhi en souhaitant attirer le maximum d'industriels que l'Etat est prêt à aider et à leur attribuer des terres dans le cadre de la mise en valeur au Sud, dans les hauts plateaux, et à établir des partenariats avec des concessionnaires de terres relevant du domaine privé de l'Etat. "Nous avons plus de 500 minotiers qui ne font pas grand chose. Nous  voulons que les industriels, disposant de capacités financières suffisantes, entrent en jeu et produisent eux-mêmes leur matière première pour ne pas dépendre des achats de l'Etat de l'extérieur", espère-t-il.


Le lait et la viande rouge, d'autres chevaux de bataille

Outre les transformateurs de blé, les laiteries doivent aussi "mettre la main à la pâte" et contribuer à réduire les importations de la poudre de  lait, sachant que le gouvernement vient de débloquer plus de 200 milliards de DA pour la filière laitière dont 25 milliards de DA destinés à l'investissement privé. "Nous avons fait nos calculs pour arriver, d'ici cinq ans, à 0% de poudre de lait importée utilisée dans la fabrication des produits dérivés, qui représente 50% de la facture actuelle", table M. Ferroukhi, en observant que l'Algérie est le seul pays au monde où le fromage camembert, par exemple, est fabriqué avec le lait en poudre. La nouvelle vision du secteur de l'agriculture consiste à remplacer la matière importée destinée à la production des produits dérivés par le lait cru local dont la production devrait connaître une hausse suite aux mesures d'incitation prises récemment par le gouvernement, explique le ministre. Pour y parvenir, les pouvoirs publics comptent, désormais, sur  les gros investissements par desquels les laiteries peuvent constituer la locomotive à travers des projets intégrés de production de lait cru (fermes d'élevage, accompagnement, transformation). "Nous pouvons espérer que, d'ici à 2019, la poudre de lait soit utilisée uniquement pour la fabrication du lait pasteurisé conditionné en sachet dont le prix est administré à 25 DA. Ce qui nous permettra de ramener les importations à 140.000 tonnes/an contre plus de 300.000 tonnes actuellement", soit une baisse  des importations de plus de 53%, pronostique-t-il. L'autre produit importé en grande quantité, alors qu'il peut bien être produit localement, est la viande rouge notamment congelée : "Il  faut faire un effort pour la viande rouge. D'autant plus que nous avons les capacités et les produits pour faire l'engraissement  des bovins en Algérie et réduire leur importation".


Ferroukhi inaugure la fête traditionnelle de la datte
300.000 quintaux de dattes seront exportés


De notre envoyée spéciale à Biskra : Kafia Aït Allouache
Un indicateur géographique pour la reconnaissance avec l’intitulé « Deglet Nour » de Tolga sera mis en place en fin d’année où la première quantité sera vendue pour faciliter la reconnaissance du produit ainsi que sa qualité. Cette initiative touchera en premier lieu 10 régions de la wilaya de Biskra pour être généralisée à d’autres régions par la suite. «C’est un moyen qui permet au consommateur de reconnaître le produit national que ce soit en Algérie ou même à l’étranger. Cela permet de donner de la valeur à nos produits», a fait savoir, hier, Sid Ahmed Ferroukhi, lors d’un point de presse. Il a mis  l’accent sur la nécessité d’organiser la filière ainsi que l’organisation de l’exportation. « Il  temps de mieux exploiter les 160.000 ha existants», explique-t-il. La filière phœnicicole compte l’exportation de la datte pour atteindre 30 millions de quintaux par an, sachant que le premier semestre de la même année il a été enregistré l’exportation de 19 millions de quintaux, par rapport à l’année écoulée qui a enregistré l’exportation de plus de 26 millions de quintaux, selon les déclarations du ministre, qui précise que les capacités existent. Il a précisé que la production a atteint 10 millions de quintaux pour 2015. «La production de la datte évolue d’année en année, notamment son emballage qui est vraiment moderne.
K. A. A.

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La FAO avertit que les pluies torrentielles et les cyclones récents favoriseraient une recrudescence acridienne

Publié le 11 novembre 2015



Les pluies inhabituellement fortes et généralisées qui sont tombées récemment dans le nord-ouest de l’Afrique, la Corne de l'Afrique et au Yémen pourraient favoriser la reproduction des criquets pèlerins, avertit aujourd'hui la FAO, soulignant qu’une surveillance étroite est nécessaire au cours des six prochains mois pour empêcher les insectes de former des essaims destructeurs.

La situation acridienne dans les pays habituellement touchés par le criquet pèlerin est généralement restée calme en octobre, avec seulement la détection d’une reproduction à petite échelle, indiquent les experts de la FAO qui notent, toutefois, que cela pourrait changer, en partie en raison de l'impact d'El Nino en Afrique ainsi que des cyclones tropicaux Chapala et Megh dans la péninsule Arabique et la Corne de l’Afrique respectivement.
«Les événements météorologiques extrêmes, notamment les pluies torrentielles, peuvent déclencher une augmentation massive des populations acridiennes. La pluie offre aux criquets femelles un sol humide pour y pondre leurs œufs qui, à leur tour, ont besoin de cette humidité pour se développer. La pluie favorise aussi la croissance de la végétation qui offre aux criquets nourriture et abri», indique Keith Cressman, Fonctionnaire principal FAO en charge des prévisions acridiennes.
«Les effets d'une invasion de criquet pèlerin peuvent être dévastateurs pour les cultures et les pâturages et menacer ainsi la sécurité alimentaire et les moyens d’existence en milieu rural», précise M. Cressman.
Après avoir pris leur envol, les essaims formés de dizaines de millions de criquets peuvent parcourir jusqu'à 150 km par jour. Les criquets femelles pondent 300 œufs durant leur cycle de vie et un criquet pèlerin adulte consomme à peu près son propre poids en végétation fraîche par jour - soit environ deux grammes. Un très petit essaim mange en une seule journée la même quantité de nourriture qu’environ 35 000 personnes.
L'impact d'El Nino et des cyclones tropicaux Chapala et Megh
La FAO suit de près la situation dans le nord-ouest de l’Afrique, où des pluies exceptionnellement fortes sont tombées fin octobre sur une vaste zone du nord de la Mauritanie, sur les zones adjacentes du Sahara occidental, au sud du Maroc, à l'ouest de l'Algérie et au sud-ouest de la Libye.
Dans la Corne de l'Afrique, des pluies supérieures à la moyenne, associées à un très fort El Nino, sont prévues sur le nord de la Somalie cet hiver et le printemps prochain. Si cela devait se confirmer, les conditions écologiques deviendraient favorables à la reproduction du criquet sur la côte nord-ouest et le plateau somalien.
De fortes pluies, accompagnant le cyclone tropical Chapala, sont tombées début novembre dans les zones côtières et intérieures du sud du Yémen, suivies, une semaine plus tard, par le cyclone tropical Megh qui a également affecté le nord-est de la Somalie. Ces pluies torrentielles, qui ont largement dépassé la moyenne annuelle des précipitations, ont provoqué des inondations et des dégâts matériels.
Dans les zones de reproduction hivernale le long des deux rives de la mer Rouge, les pluies saisonnières ont commencé début octobre, soit un peu plus tôt que d’habitude. Si les pluies se poursuivent, il y aura suffisamment de temps pour que deux générations de reproduction successives aient lieu cette année dans les zones côtières du Soudan, du nord de l'Érythrée, au sud de l’Egypte, en Arabie saoudite et au Yémen.
Changement climatique, prévention et lutte antiacridienne
La prévention, principalement grâce à l'alerte précoce et la réaction rapide, est essentielle pour réduire l’impact du criquet pèlerin sur les zones agricoles. Après des précipitations exceptionnellement fortes, il est impératif que les pays effectuent les nécessaires prospections et les maintiennent sur une base régulière pour le suivi de routine des conditions de reproduction et des infestations acridiennes. L’identification d’infestations importantes requiert des opérations de lutte afin d'empêcher toute augmentation des effectifs acridiens. Il est essentiel que les résultats des opérations de prospection et de lutte soient communiqués avec célérité et précision afin que des décisions rapides puissent être prises pour prévenir la propagation des criquets à d'autres pays.
Bien que ces mesures aient le mérite de jouer un rôle important dans la diminution de la fréquence et de la durée des invasions acridiennes depuis les années 1960, le changement climatique actuel – le réchauffement mondial – provoque des phénomènes météorologiques imprévisibles et extrêmes plus fréquents posant ainsi de nouveaux défis sur la manière de suivre l’activité acridienne.
S’il est vrai que les effectifs acridiens diminuent pendant les sécheresses, les résurgences acridiennes font souvent suite à des inondations et les cyclones. Si elles ne sont pas maîtrisées, elles évoluent en invasions. D’autre part, la température externe régit la vitesse de développement du criquet et des conditions plus chaudes pourraient raccourcir les durées d'incubation et de maturation entraînant une augmentation du nombre de générations acridiennes annuelles.
Le rôle de la FAO
Le Service d’information sur le criquet pèlerin du Groupe acridiens de la FAO reçoit les données en provenance des pays touchés par les criquets. Cette information est analysée régulièrement avec les données météorologiques et relatives à l'habitat ainsi qu’avec l'imagerie satellitaire afin d'évaluer la situation acridienne, établir des prévisions jusqu'à six semaines et émettre des avertissements et des alertes si nécessaire. La FAO dispense également des formations, réalise des missions d'évaluation sur le terrain et coordonne les opérations de surveillance et de lutte ainsi que l'assistance lors des urgences acridiennes.

Source:  http://www.fao.org/news/


XIVe Congrès mondial de sociologie rurale - Congrès IRSA 2016



Sustainable and Just Rural Transitions: Connections and Complexities
IRSA XIV World Congress of Rural Sociology
Toronto, Canada
August 10-14, 2016

Ce XIVe Congrès mondial de sociologie rurale a pour objectif d'encourager le dialogue interdisciplinaire, l'échange et la collaboration en vue d'améliorer les contributions et les demandes d'enquête sociologique pour comprendre et améliorer les conditions de vie et les expériences des personnes situées dans, identifiés avec, et préoccupé par, les lieux et les communautés rurales partout dans le monde. 

 http://www.ryerson.ca/arts/irsacongress2016/index.html